Dur d'être UMP à Asnières

SERVILE AVEC LES PUISSANTS, IGNOBLE AVEC LES FAIBLES

Voyage en terre urbaine

Il y a quatre jours, j'ai été invité (pas nécessairement parce que j'ai ma carte UMP) par une grande ville de province. C'était un bel, un grand événement. Les personnalités de rayonnement international se bousculaient ; il y avait même du ministre de premier choix. C'était tout ce qu'il y a de professionnel, protocolaire et officiel. Petits plats dans la grande vaisselle (pas de Ruban Bleu comme Aeschlimann), préséances, réunions succédant aux conférences de presse.

Devinez quoi : je n'ai pas eu à subir le moindre contrôle. Je n'ai pas vu le moindre policier. Je n'ai pas vu le moindre service privé de sécurité. Rien.

Rien et pourtant, il y avait autre chose à protéger qu'un Manuel Aeschlimann et sa famille, comme c'est le cas lors des pitoyables séances du conseil municipal d'Asnières-sur-Seine où l'on peut compter par dizaines les policiers en tenue ou en civil, sans compter les supplétifs du système local. Je n'ai pas été obligé de sortir ma carte. Je n'ai pas été obligé d'ouvrir mon attaché case. Je n'ai pas été obligé de vider mes poches.

Soit ils sont inconscients, soit il est paranoïaque au dernier degré ? Je n'ai pas d'avis, la question reste pendante : il y a peut-être quelque chose qui m'échappe. J'ai failli poser la question au président **** (une pointure de l'UMP), mais je me suis abstenu : c'eut été de mauvais goût. La chère était bonne et l'événement bien pensé. Je suis revenu bardé d'idées pour faire bouger Asnières. Oui, mais sans Manuel Aeschlimann.



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