Dur d'être UMP à Asnières

SERVILE AVEC LES PUISSANTS, IGNOBLE AVEC LES FAIBLES

Nicolas Sarkozy ou la nostalgie du Goulag

Rennes. Sarkozy veut créer des hôpitaux-prisons pour les détenus souffrant de problèmes psychiatriques. C'est la résurrection des hôpitaux psychiatriques de l'Union soviétique (il a peut-être des bons plans chez eBay). La pilule est dure à avaler, même après son constat bien tardif : «Il faut que la prison prépare la réinsertion. On est condamné à une peine de prison, on n'est pas condamné à se faire battre, à se faire violer ou à se faire agresser parce qu'on est dans une prison.» Il déclare ensuite : «On doit différencier les malades des délinquants.» Ce «on» est très inquiétant. Qui va le faire ? Eh bien, le maire, sans aucun doute.

Car la loi sur la prévention de la délinquance de l'UMP sarkoviétique prévoit que le maire pourra assurer l'internement d'un malade sans avis médical. Notre député-maire d'Asnières-sur-Seine, Manuel Aeschlimann, s'y exerce-t-il à temps perdu ? Lisez ce qu'il racontait au quotidien Le Parisien du 13 octobre 2006 à propos de son ancien directeur de cabinet qui menace de se présenter contre lui : «Si cela peut constituer pour lui une forme de thérapie, je n'y vois que des avantages [...] Je lui souhaite sincèrement de retrouver ses esprits avant de perdre définitivement sa dignité.» Demain, il l'enfermera pour de vrai.

Le Goulag : voici la France d'après de Nicolas Sarkozy. Des commissaires du peuple aux pleins pouvoirs. Des hôpitaux psychiatriques. Le mensonge institutionnalisé et la terreur quotidienne. À Asnières, le laboratoire des idées de Nicolas Sarkozy, on s'en rapproche à grands pas.



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