Dur d'être UMP à Asnières

SERVILE AVEC LES PUISSANTS, IGNOBLE AVEC LES FAIBLES

Censure du réel bilan de Monsieur Sarkozy

(Un article de Marc Louboutin, ex-flic)

La censure existe t'elle en France ?

Oui. Sans nul doute. C'est maintenant une certitude.

A l'heure des prospections sur les mesures proposées pour demain, personne, ni les politiques, ni les journalistes (ce qui est plus étonnant) n'a cherché à ouvrir le débat sur la réalité du bilan du Président de la République alors qu'il était Ministre de l'Intérieur.

Mieux, l'argument de la sécurité publique, en tête d'affiche lors de la campagne présidentielle, fait l'objet en cette période d'élections législatives d'un silence assourdissant.

Cela fait maintenant deux mois et demi que j'ai établi en conclusion du livre "Métier de Chien. Lettres à Nicolas", par la simple comparaison des chiffres vérifiables sur le site du Ministère de l'Intérieur, que le bilan de la précédente législature, présenté par Monsieur Sarkozy est plus que contestable. Cela dans un vide sidéral à part quelques sites internet.

J'aurais fait la même chose si c'était l'opposition qui avait présenté son bilan de manière aussi discutable.

L'information vérifiée, recoupée, est toujours la base du débat qui permet la démocratie. C'est aussi elle qui permet d'aller voter en connaissance de cause.

La vérité aujourd'hui c'est que la paix publique n'est pas assurée dans certaines zones de France. C'est aussi que le fossé se creuse, et pas seulement dans le département de Seine Saint Denis, entre Police et population. Je l'avais écrit plus de 8 semaines avant la "fameuse" polémique.

De ce point de vue là, qui peut affirmer que Nicolas Sarkozy n'a pas échoué ?

Le "culte" des chiffres est sans doute une des raisons de l'inéquation de cette politique, car ce n'est pas ainsi que se pratique une police républicaine.

Des chiffres qui, eux aussi, malgré l'assurance du Président de la République lorsqu'il était Ministre de l'Intérieur, sont sujets à caution.

"Un million de victimes épargnées grâce à lui". Il l'a répété lors du débat avec Ségolène Royal et c'était déjà son argumentation le 11 janvier 2007 lors de la présentation de son bilan.

Le total avancé est très exactement de 1 153 000.

La réalité est autre. Fin 2001, le nombre d'infractions constatées est de 4 061 792. Fin 2006 il est de 3 725 588. La soustraction est simple. Il y a eu une baisse constante, réelle, mais "seulement" de 336 204 faits constatés en moins. Soit autant de victimes "potentielles" épargnées. C'est plus de trois fois moins que la barre symbolique et médiatique du million annoncé. Ce bilan est donc faux. Il n'est qu'une projection pour le moins fantaisiste.

Je ne vais pas faire un long exposé sur cette baisse. Elle n'est malgré tout pas neutre. Mais dans la matière, les résultats sont toujours sujets à caution. La baisse peut être autant due à l'activité réelle de la Police et de la Gendarmerie qu'à des raisons conjoncturelles, comme le montre la tendance en Europe, ou à une méthodologie d'enregistrement des plaintes. Les techniques de baisse artificielle sont nombreuses : refus de plainte pour des motifs divers (défaut de facture d'objets volés, de certificat médical pour les violences pour ne parler que de cela), délais d'attente dans les commissariats, enregistrement de délits sur de simples main courantes, passage de petits délits dans la zone contraventionnelle de "l'Etat 4001", non prise en compte des plaintes déposées directement auprès des Procureurs de la République... Les "astuces" sont nombreuses pour éroder les chiffres bruts. N'importe quel policier, quel que soit le grade, les connait.

Monsieur Sarkozy déclarait, de plus, que l'outil statistique n'a pas changé depuis 2001. Il est incontestable que c'est totalement faux en matière de calcul des d'affaires élucidées. Jusqu'en 2003, il était admis dans les argumentations successives du Ministère de l'Intérieur que ce taux pouvait friser les 100 % pour certaines catégories d'infractions. Soit. Depuis 2004 ce n'est plus le cas. Pour des raisons inédites de "décalage" d'une année sur l'autre, il est désormais possible d'élucider plus d'affaires que celles constatées. Ce n'est pas neutre puisqu'en trois ans, pour prendre un domaine que je connais bien, cela a permis de résoudre 22 103 affaires de stupéfiants de plus que celles découvertes par l'activité des services de Police et de Gendarmerie...

Une catégorie d'infractions pour laquelle un autre chiffre est passé sous silence. Un résultat qui est loin d'être neutre. Le nombre d'infractions à la législation sur les stupéfiants est en effet passé de 91 618 en 2001 à 151 487 en 2006. Soit 39,52 % d'augmentation.

Un constat qui peut tout à la fois être argumenté comme dû à une meilleure efficacité de la police au sens large, mais aussi comme un constat d'échec dans ce domaine. Encore aurait il fallu qu'il soit débattu à l'heure ou en particulier la cocaïne devient aussi facile à trouver dans les grandes agglomérations que les dérivés du cannabis...

Il n'y aura pas de débat à moins que chacun n'exige, aux journalistes, aux femmes et hommes politiques que les derniers débats électoraux ne posent des questions sur cette manipulation des chiffres.

Cela voudra dire, simplement, qu'une victoire politique totale peut se construire en partie sur un discours qui n'a pas de réalité. Sur de la pure propagande à propos d'un sujet électoral majeur.

Cela signifiera aussi que le slogan avancé par Monsieur Sarkozy, en bas de chaque page de son communiqué de presse contestable en tant que Ministre de l'Intérieur, va pouvoir devenir une règle.

"Seul le prononcé fait foi".

La réalité n'a aucune importance. Personne ne vérifie. Personne ne débat.

La vraie question devient alors :"Est ce que tout le monde s'en moque ?" Et si oui. "Pourquoi ?"

La République dans laquelle vont grandir nos enfants, celle dans laquelle nous devrons vivre, quelle que soit l'orientation politique de son gouvernement, ne peut s'appuyer sur le mensonge. Encore moins sur la censure.

Alors j'insiste.

Et j'invite chacun à relayer ce message. Auprès de vos listes de diffusion, des médias de toute nature, des journalistes et des personnalités politiques. Une sorte de baroud d'honneur qui dépasse les discours.

Etre démocrate, de droite ou de gauche, c'est d'abord exiger de connaitre la réalité au-delà des slogans.

PS : tous les chiffres cités ici sont disponibles et vérifiables sur le site internet du ministère de l'Intérieur dans la rubrique "statistiques".

Police : travailler plus pour se faire arnaquer

Le ministère de l'intérieur de Nicolas Sarkozy a un problème avec les heures supplémentaires de ses policiers : 5, 7 ou 12 millions d'heures n'ont toujours pas été payées.«Le coût des heures supplémentaires dues aux officiers [de police] est de 68 millions d'euros, soit des milliers d'emplois pleins», explique Dominique Achispon, secrétaire général du syndicat SNOP. Et l'administration renâcle à les payer plein pot : 6 heures sur 10 en moyenne seulement seraient comptées. Vous aviez cru qu'il fallait travailler plus pour gagner plus ? Foutaises. La France d'après arrive au galop : Nicolas Sarkozy était un mauvais ministre de l'intérieur, désormais il ne tiendra plus jamais ses promesses. Non, on ne parie pas : c'est définitif.

730 véhicules incendiés, omerta à Asnières

730 voitures brûlées et 592 interpellations. C’est le bilan des échauffourées la soirée électorale de dimanche soir en France métropolitaine. Soixante-dix-huit policiers et gendarmes ont par ailleurs été blessés.

À Asnières-sur-Seine où l'information est mieux contrôlée que dans la pire des dictatures, des témoins ont vu un véhicule incendié dès le samedi 5 au soir dans les quartiers Nord (ou Hauts d'Asnières selon la terminologie du député-maire).

Toujours à Asnières, le soir des élections, d'autres témoins relatent le jet de cocktail Molotov dans le quartier des Bourguignons. La circulation a été fortement perturbée. Le local de l'association «Le Trait d’Union» a brûlé pour des raisons encore inconnues. Aucun chiffre n'est disponible.

Dans les Hauts-de-Seine, la police a constaté «des déplacements de groupes de jeunes, équipés de battes de base-ball, dans tout le département».

Concentration de forces sur la région parisienne

Selon l'Unsa-police (majoritaire), 56 compagnies et 30 à 40 escadrons en alerte (7 000 à 8 000 hommes) en complément des forces de police classiques sont mobilisées. Il faut remonter aux émeutes de l'automne 2005 pour retrouver un dispositif d'une telle ampleur.

La circulation est coupée sur les champs Élysées. L'ère Sarkozy commencera-t-elle par la limitation à la liberté de déambuler ?

Les forces de l'ordre se déploient

Des milliers de policiers et gendarmes se mobilisent pour l'annonce des résultats de la présidentielle à Paris et sa région. Les gares des départements limitrophes de la capitale seront surveillées afin de prévenir l'arrivée de bandes de racailles venues de banlieues.

Bientôt l'état de siège et le couvre-feu ? Quelle est cette France qui se dessine à l'horizon ? Va-t-il falloir faire des stocks de riz, de sucre et d'oignons ? Négocier des Ausweiß avec le ministère de l'Identité Nationale-Sarkozyste ?

Imaginons la France d'après

Du jamais vu dans toute l'histoire de la République : quand Nicolas Sarkozy se déplace, il est accompagné de 40 gardes du corps.

Son quartier général de campagne est protégé par une armée de policiers supérieure en nombre à celle de l'armée états-unienne en Irak.

Qui paie ces délires paranoïaques et sécuritaires ? Les contribuables, encore une fois.

paranoïa
Sarkozy = danger

Hauts-de-Seine : ça bouge aux RG

Selon le site de Marc Fiévet, L'aviseur international, Vincent Avoine, le patron des Renseignements généraux des Hauts-de-Seine, le département de Nicolas Sarkozy, va quitter son poste stratégique pour rejoindre les bureaux de la direction centrale des RG. Officiellement à sa demande, mais certains y voient une sanction déguisée, après l'enquête sévère de l'IGS, la police des polices, qui a pointé des manquements dans le commandement à la DDRG du 92.

Que nous prépare le ministre président candidat Nicolas Sarkozy ? Après la valse des juges, la valse chez les flics ? Avant la douche, préparez-vos tondeuses.

La bourde de Pierre Lellouche

Le 28 janvier dernier, Pierre Lellouche s'étonnait : : «Ne pas savoir de quoi est composée notre force de frappe alors même qu'on a été membre d'un gouvernement pendant des années (...), ne pas savoir qu'on a quatre sous-marins, ne pas savoir qu'il y a une composante aérienne, ne pas savoir qu'il y a une composante nucléaire aussi à bord du porte-avions, tout cela est quand même problématique.. Ce qui est problématique, c'est que Pierre Lellouche ne sait pas que la France n'a pas de force de frappe, mais une force de dissuasion. La France n'est pas encore un pays va-t-en guerre aux ordres de George doublevé Bush.

Nicolas Sarkozy ou la nostalgie du Goulag

Rennes. Sarkozy veut créer des hôpitaux-prisons pour les détenus souffrant de problèmes psychiatriques. C'est la résurrection des hôpitaux psychiatriques de l'Union soviétique (il a peut-être des bons plans chez eBay). La pilule est dure à avaler, même après son constat bien tardif : «Il faut que la prison prépare la réinsertion. On est condamné à une peine de prison, on n'est pas condamné à se faire battre, à se faire violer ou à se faire agresser parce qu'on est dans une prison.» Il déclare ensuite : «On doit différencier les malades des délinquants.» Ce «on» est très inquiétant. Qui va le faire ? Eh bien, le maire, sans aucun doute.

Car la loi sur la prévention de la délinquance de l'UMP sarkoviétique prévoit que le maire pourra assurer l'internement d'un malade sans avis médical. Notre député-maire d'Asnières-sur-Seine, Manuel Aeschlimann, s'y exerce-t-il à temps perdu ? Lisez ce qu'il racontait au quotidien Le Parisien du 13 octobre 2006 à propos de son ancien directeur de cabinet qui menace de se présenter contre lui : «Si cela peut constituer pour lui une forme de thérapie, je n'y vois que des avantages [...] Je lui souhaite sincèrement de retrouver ses esprits avant de perdre définitivement sa dignité.» Demain, il l'enfermera pour de vrai.

Le Goulag : voici la France d'après de Nicolas Sarkozy. Des commissaires du peuple aux pleins pouvoirs. Des hôpitaux psychiatriques. Le mensonge institutionnalisé et la terreur quotidienne. À Asnières, le laboratoire des idées de Nicolas Sarkozy, on s'en rapproche à grands pas.

Une loi sur la prévention de la délinquance

Le dernier accès de diarrhée législative de Nicolas Sarkozy débouche sur la loi de la prévention de la délinquance (on admire au passage la formule lourdement orwellienne). Nous avons trop de lois ? Il en rajoute. Nous avons trop de textes inappliqués ? Il en rajoute.

Transformer les maires en shérif et en big brother, cela ne fait qu'entériner la situation que vivent depuis des années les habitants d'Asnières-sur-Seine. Nos vies de moins en moins privées, nos enfants de plus en plus suspects. On a vu le personnel de la mairie prendre en photo des anciens combattants. Leur crime : contester le déplacement du monument aux morts. Clic-clac, fichés les salopards.

Un enfant «agité» pourra se voir fiché. Et son avenir ruiné. Je ne vais pas revenir sur tous les attendus de cette loi scélérate. En revanche, Nicolas Sarkozy compte sur cette loi pour nous assurer la fin des libertés individuelles, et par effet retour, la condamnation à mort de la liberté d'expression, la mise en fiches de tous les femmes, les hommes et les enfants du territoire d'une République assassinée.

Les moutons se rendent courageusement à l'abattoir : oui, votez Sarkozy.

La délinquance selon Sarlozy

«J'ai passé mon temps à trier et triturer les délits et les infractions pour en jeter des quantités dans la case poubelle. Ça me fout les nerfs.» Qui parle ? Un policier. Je vous fais un dessin ? Les chiffres sur la délinquance proclamés pour marquer le dernier bilan de Nicolas Sarkozy ne sont ni fiables, ni audibles.

À Asnières-sur-Seine par exemple, le sentiment d'insécurité est en hausse et les actes (braquages, vandalisme...) qui corroborent ce sentiment s'accumulent. Mais la contestation des chiffres optimistes et fantaisistes du député-maire UMP sarkozyste, Manuel Aeschlimann, vous emmène directement devant les tribunaux. C'est ce qui est arrivé récemment à un conseiller municipal de l'opposition.

Comme dit le dicton asniérois : la France d'après, c'est Asnières maintenant. Jetez-y un coup d'oeil avant d'enfiler vos T-shirts «Tout devient possible» : l'heure est grave.

300 voitures omises... par propagation ?

Europe 1 publie le bilan complet du nombre de véhicules incendiés lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Le ministère de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy a arrêté son décompte à 6 heures du matin en établissant le bilan officiel à 396 véhicules incendiés (dont 83 par propagation). Ce chiffre est loin de la réalité : la radio révèle qu'au moins 683 véhicules ont été incendiés.

Et devinez quoi ? Les Hauts-de-Seine de Nicolas Sarkozy ne communiquent aucun chiffre ! Plus d'info département par département sur le site d'Europe 1.


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